Y a des mots

Journal de voyage du chemin de Compostelle GR 65 (Via podiensis) Aventures et autres réflexions d'une mordue de la marche

jeudi 31 mai 2012

De retour

Bonjour bonjour,

hé oui je suis de retour en terre québécoise depuis le 27.  Mais je suis pas mal "au neutre".
J'ai beaucoup beaucoup de choses à dire mais peu envie de bouger.
Finalement tout le contraire du pélerinage ou parfois on parle peu mais bouge beaucoup.
Je rattrappe donc mon retard facebook avec la famille et les amis/ies et parle tout plein au téléphone lol
Mais je n'oublies pas pour autant ce blog que je compte rediriger plus vers une chronique voyage et photo.

Voici un premier bilan de mon pélerinage sur la via Podiensis (Voie du Puy) ou GR65 du 27 avril au 27 mai 2012

Je retiens tellement de belles choses: l'amitié, la compréhension, la sollicitude et la complicité entre pélerins au-dela des nationalités, de la richesse et de la langue, l'amour, la générosité incroyable et l'accueil dans certains gites, la beauté de certaines églises même en ruine et des villages tout en pierre, le paysage qui changent continuellement en descendant du nord au sud, la surprise de tomber sur un petit village inattendu, la joie d'un simple café, les fous-rire autour d'une blague, la profondeur d'une prière ou d'une réflexion quand tu marches seule depuis des heures, la paix et la plénitude quand il fait doux et que le chemin est facile, l'endurance et la persévérence quand le temps est trop froid ou trop chaud ou le sentier trop dur, la fierté de la journée accompli, la bonne nourriture et le vin, etc.

Je suis encore fascinée par la diversité des gites dans lesquels je suis passée et la facilité avec laquelle je me suis adaptée.

Bien sûr, il y aussi des aspects moins facile quand même: le chemin a été très dur pour nous en cette année de pluie, de boue et de froid record. Des pieds mouillés, des ampoules, des genoux qui lachent dans les descentes rendues glissantes comme des glissades par la boue, la morosité, les gites ou l'on dort mal à cause du froid et de l'humidité, les contraintes dûes aux précautions à cause des puces de lit (nous n'en avons vu aucune d'ailleurs), les tensions parfois qui minent l'ambiance, etc. Dans mon cas, la douleur a aussi été très présente aux niveaux des articulations hanche et genou et j'ai assez mal dormi la plupart du temps (sauf les 3 premières heures de sommeil qui étaient toujours très réparatrices).

J'ai appris beaqucoup sur moi et je suis assez fière de ce que j'ai accompli. Je n'ai pas fait le calcul encore, mais probablement plus que 600 kilomètres en 25 jours, 28 ou 29 lits différents en 31 jours...

Et des tonnes d'anecdotes lol faudra que je vous conte l'aventure de la chasseuse de top. lololllllllllll

(désolé pour les fautes j'ai beaucoup de difficulté avec la nouvelle version de l'éditeur de texte blogger)


Publié par Éléonore à 12:57 11 commentaires:

lundi 16 avril 2012

Dans 10 dodos

Dans 10 dodos comme on dit aux enfants.  
On est toujours un enfant face à ses rêves.
Mon rêve à moi je le vis depuis plus qu'un an, mais là je suis dedans plus que jamais.
Et je serai encore plus dedans quand je vais monter dans la voiture de ma copine pélerine et que nous irons à Montréal prendre l'avion.
Nous partons le 26 avril et le 27 c'est l'avion.

Tout au long de ma préparation je vous ai tenu au courant de mes achats, sorties, lectures, angoisses, etc.

Maintenant je suis rendue à la dernière étape soit de dompter la bête.  La bête au mille réglages, courroies, poches, etc.  La bête dans laquelle on doit glisser la poche à eau et de laquelle on doit sortir le tube à eau.  La bête qu'on doit remplir correctement mais vider si souvent.  La bête qui est assez lourde finalement.  Bref, dompter le sac à dos.

Depuis quelques jours ma copine de marche et moi faisons nos sorties avec nos sacs.  Il faut s'habituer à gravir des collines et les descendre, bouger, se pencher, etc.  Même se tourner est différent avec une bosse dans le dos de 17 livres environs.  Juste l'enfiler demande une "swing" spéciale: un élan de l'épaule, mais pas trop sinon on dérive de l'autre côté, suivit d'un petit saut sur place pour enligner le tout lol

On a fait des randonnées de 12-13-15 et même 17 kilos.  La bête est domptée, les articulations tiennent le coup, les muscles se portent à merveille et le cardio est bon.
On a eu chacune des petits problèmes de pied, elle dû à une orthèse, moi dû a un mauvais entrainement sur tapis roulant, mais on est en voie de bien rêgler cela.  On ne voit pas non plus se pointer la moindre ampoule.  C'est très positif.

Je suis très fières de nous deux.
On se sent l'âme de deux aventurières.
C'est grisant.
☻☻☻☻☻☻☻☻☻☻☻☻☻
Publié par Éléonore à 08:31 11 commentaires:

samedi 18 février 2012

Québécoise ou canadienne ?

Femme Libre serait très fière de moi parce que je lis et lis encore sans relâche.
Je ne lis pas toujours des romans mais tout ce qui traite du Chemin de Compostelle, que ce soit du sac à dos à l'horaire de train.

Je lis aussi de merveilleux blogs qui sont des récits de voyage sympathiques et humains.
Comme celui de cette dame, Christiane, qui a fait le voyage pour faire le point sur ce poids qu'elle traîne depuis toujours dans son coeur parce que son frère c'est suicidé.  Elle a fait le camino tout d'une traite et des jours et des jours de pluie !  Je l'admire tellement et je ne cesse de lui dire en lisant son blog. 

Il y a une connivence qui se développe entre ceux qui ont fait ou feront le pèlerinage, un esprit de famille.  C'est beau :)  Étant une enfant solitaire, une mère au foyer, une photographe de la faune sauvage, j'ai rarement eu ma "gang à moi" comme un enfant qui joue au soccer ou au hockey et qui a 20 copains.  Ben pour une fois, je sens que j'ai ma gang et que ma gang saute l'atlantique et les Pyrénée.  Je suis toujours pas catholique et je ne le serai pas, mais je suis toujours croyante, respectueuse et curieuse et historienne.  C'est un sentiment très fort qui est vécu par les pèlerins, c'est à dire de faire parti d'une communauté qui inclus des Français, des Espagnols, des Brésiliens, des Japonais, etc et ....  beaucoup de Canadiens et là j'ai un bug lol. 

Quand je lis les blogs des Français on me parle souvent de tous ces Canadiens qui font le camino (chemin) et moi je sais très bien qu'on parle de Québécois.   Les Canadiens ce sont les autres, les Québécois c'est nous.  C'est clair on parle français, la majorité de nos ancêtres viennent de France, la majorité de nos ancêtres ont été baptisé à l'église du village, on aime Céline Dion et le Cirque du Soleil, on rit des blagues d'Yvon Deschamps et on chante une chance qu'on ça de Jean-Pierre Ferland !!!

Malgré toutes ces années à crier notre différence, je constate que pour les autres c'est pas encore évident et cela me sidère.  Alors je vais le crier encore:  Amis du monde entier, quand vous croiserez un sympathique gaillard ou une petite pèlerine rousse avec des grosses lunettes vertes et qu'ils vous diront qu'ils viennent de Montréal, Québec, Chicoutimi, Trois-rivières, Sherbrooke, Gaspé, Baie-Comeau, Rivière-du-Loup, Val d'Or ou ST-Georges de Beauce, ne dites pas qu'ils sont Canadiens car ils sont QUÉBÉCOIS !

Sur leur sac à dos vous verrez des drapeaux du Québec, dans leurs souvenirs ce sera des chants du Québec et dans leur assiette des plats du Québec.

http://youtu.be/UjDhbFHkyOw
Publié par Éléonore à 23:48 5 commentaires:

jeudi 26 janvier 2012

Compostelle... il y a un an

Il y a plus d'un an, précisément le 23 juillet 2010,
je vous écrivais un billet sur la chanteuse Ima qui avait fait le chemin de Compostelle deux fois !  Révélation !
Ensuite le 24 février 2011 je vous écrivais  ceci http://yadesmots.blogspot.com/2011_02_01_archive.html
J'avais alors décidé d'inscrire ce voyage dans mes projets de vie.
J'en ai parlé peu à peu autour de moi.
Pas toujours facile de parler de Compostelle dans un monde de plus en plus athée.
Encore moins facile de le faire alors que l'on est de confession protestante.
Vous avez été les spectateurs privilégiés de la progression de mon projet et
pour cela je tiens à vous faire connaître la suite.
D'abord j'ai du m'en remettre à la providence pour trouver une copine de marche.
Ensuite j'ai du travailler aussi sur moi pour m'adapter à cette compagne.
Et puis j'ai lu et lu et lu.
Après j'ai du accepter de lâcher prise, tout lire ne suffirait jamais.
Maintenant, mon billet est acheté, la date est fixée !!!
Nous ferons de Puy-en-Velay à.....  à là nous nos pas nous porterons :)
Du 27 avril au 27 mai.
C'est une victoire pour moi, plus que vous ne pouvez savoir.
Parce que parfois il faut se battre là on on ne s'attendait pas.
Demain je pars avec ma copine, nous avons une formation à Québec avec
l'Association Québec à Compostelle.
Nous coucherons dans une auberge de jeunesse.
Si ce n'était d'un accrochage dans les derniers jours dans les derniers jours je serais pleinement heureuse.
Il me faut donc focusser sur ce bonheur et tasser dans un coin cet accroc. 
Mon projet est devenu réalité et je voulais vous le dire.
Parce que même si je suis absente de mon blog, je pense à vous tous encore xxx
Publié par Éléonore à 23:46 10 commentaires:

mercredi 12 octobre 2011

Mon pèlerinage

Février 2011, j'écrivais un billet "quand on a un rêve" qu'on peut lire ici
Octobre 2011, qu'en est-il de ce rêve ?  Il grandit et il me fait grandir.

Je compare cela à des fiançailles, le mariage c'est pas seulement un but qui ne prend son sens qu'une fois atteint.  Les fiançailles sont aussi un plaisir.  L'attente, l'anticipation, la préparation offrent une pléiade d'émotions qui sont intéressantes à vivre.  Je ne vis pas seulement des émotions positives.  Tiens je me suis payée une bonne vague d'angoisse la semaine passée:  je regardais mon beau sac à dos 35 litres avec découragement.  NON jamais tout rentrerait la dedans !  En panique, j'ai écrit à plein de gens et on m'a répondu avec gentillesse et humour.  Ça va mieux là.

Mon pèlerinage, il est déjà commencé.  Il m'apprend l'autonomie, la planification, la débrouillardise, etc.
Il a commencé à m'apprendre tout cela en mai quand j'ai fait le Tour de l'île aux Coudres et que j'ai tout arrangé seule et dormi seule dans une chambre à l'auberge.  Pour moi, c'était une étape de franchie, parce que la dernière fois que j'avais couché seule dans une chambre louée j'avais fait une crise d'angoisse et cela me faisait très peur.

Acheter le matériel n'est pas non plus toujours évident: bottine ou chaussure ? imperméable ou non ? combien de litre le sac ? quel prix ?  Avec ou non de sac à eau (camel back)  ?  Imperméable ou poncho couvrant le sac à dos ? sac de couchage ou "sac à viande" ? etc etc etc

Et puis partir où ?  En Espagne ? En France ?  Si en France alors laquelle des 4 grandes routes ?

Partir avec qui ?  Avec quel budget ? 

Acheter quel guide de voyage ?  Dormir où ?

Je lis mes amis !  Je lis chaque jour !  J'en suis fébrile.

Maintenant, il me faudra aussi apprendre l'abandon et la confiance.  Je ne peux tout planifier, il faut aussi laisser le camino nous parler, nous former, nous bercer.  Je suis croyante, je ne l'ai jamais caché, à ce stade peut-être qu'une petite prière pourrait me permettre d'alléger un peu mon sac à dos émotif :)

Quoique il en soit, amis lecteurs, le projet prend forme et selon l'expression consacré, vraiment opportune dans ce contexte: "Et si Dieu le veut" je prendrai l'avion Montréal-Lyon quelque part autour du 7 mai 2012, pour me rendre à Puy-en-Velay pour parcourir pendant près de 30 jours la Via Podiensis en compagnie d'une amie que la Providence à remis sur mon chemin.  Une amie qui m'a dit lors de notre retrouvaille "Tu sais quand tu m'as parlé de Compostelle la première fois, ce fut comme un appel, qui ne m'a jamais quitté ensuite !"  Ça c'est pas du hasard !


Pour le moment, je marche ici en pensant à Compostelle et je lis en pensant à la marche que je ferai là-bas :)

Publié par Éléonore à 14:12 11 commentaires:

lundi 16 mai 2011

Le tour de l'Isle-aux-Coudres

D’abord, vous devez savoir que pour moi le tour de l’île aux Coudres avait une dimension très symbolique, initiatique je dirais même. C’était pour moi un pas de plus dans la matérialisation de mon pèlerinage à Compostelle.


Quelques jours avant de partir j’avais réservé mon auberge à St-Joseph-de-la-Rive. Connaissant un peu le patelin, je savais que l’autobus ne passait pas par ce village, je me suis donc informée à mon aubergiste de la manière de me rendre chez-lui. Ce fut ma première agréable surprise : il pouvait lui-même venir me prendre au terminus de Baie-St-Paul moyennant un coût très raisonnable. Pour 8$ le monsieur c’est tapé 15-20 minutes (au moins pour un allée et la même chose pour le retour). Déjà il avait toute ma gratitude !


Je suis donc partie de Baie-Comeau à 7 heures du mat. Quand je vous dit que je voulais me mettre dans l’esprit du pèlerinage, c’était le début, parce que franchement je suis tout le contraire d'une lève-tôt ! Je suis arrivée à Baie-St-Paul à 12h 35. Sur le chemin l'aubergiste me dit que suite aux annulations (dues à la météo peu clémente) je peux avoir une chambre dans l’auberge et non dans le motel comme prévu. Alléluia ! Moi qui avait un peu peur du motel je suis vraiment heureuse de ce changement.  L'auberge, centenaire, est merveilleusement bien située.  Elle est bien rénovée et coquette sans excès.


Vers 13 h 30 je trotte dans le village, beaucoup d’attractions touristiques sont encore fermées, mais il me reste le fleuve, les vieilles barques oubliées sur la berge, les herbes hautes, les outardes, le chemins de fer, etc.


Je rentre pour souper. Dans le salon de l’auberge je rencontre une dame qui marchait quelques minutes plus tôt près du quai, on jase un peu ensemble et je lui demande si elle veut souper avec moi. Ce sera ma première rencontre, magnifique rencontre. Une dame passionnante de 65 ans a des milles et des milles de ma propre vie, mais si incroyablement proche que c’est à peine imaginable. Pendant 3 heures, alors que la salle se remplie peu à peu de joyeux pèlerins, autour d’un repas délicieux de produits du terroir, nous allons parlé de nos vies, une discussion intime, passionnante, troublante, qui vous fait croire qu’il n’y a pas de hasard dans la vie.


À 21 heures on se quitte et à 21h 30 je suis sagement au dodo. Et je m’endors calmement en toute confiance et, pour moi, dormir seule dans un lieu nouveau c’est un grand défi.

Samedi matin à 6h 45 je suis debout, trop nerveuse pour continuer mon dodo. La température n'est pas assez clémente pour amener ma caméra Nikon. Tant pis, c’est pas la fin du monde.

En enfilant mes vieilles godasses de marche je découvre, effarée, qu’elles sont déchirées sur deux pouces de long sur le côté. Le suède a lâché, mort de sa belle mort. Je ne sais pas comment je n’ai pu voir cela avant ! Si il mouille à « sciaut » je suis vraiment dans la merde, parce que l’eau va rentrer immédiatement sur mon bas. Mais je n’y peux rien et je suis la première étonnée à me dire : « qué séra séra ! » c’est hors de mon contrôle.


Les déjeuners sont servis à partir de 7 h 00, déjà vers 7 h 30 la salle à dîner est pleine. Je vois une jeune femme assise seule, je lui demande si je peux m’asseoir avec elle. On jase en mangeant et encore une fois on se découvre des affinités. On fera un bon bout de marche ensemble, se retrouvant se perdant tout le long du jour.


À 8 H 30 je suis sur le traversier en direction de l’île. Malgré la bruine on sent l’excitation dans l’air. Nous sommes environs 371 marcheurs, c’est sous la moyenne. L’an passé ils étaient 800 sous un soleil éblouissant. Moi j’ai pour mon dire que, beau pas beau, sur le camino, on se lève et on marche ! Pas un instant je n’ai regretté ma décision.  En fait, il ne pleuvra pas véritablement, il y aura du vent et une bonne bruine qui colle à la peau et perle dans les lunettes, mais la plupart des marcheurs ont des impers.  Moi j'ai un poncho de pluie à 1 $ qui fera parfaitement l'affaire ! lol


Les gens ayant déjà fait 1-2-3 ou même 4 fois une des parties du chemin de Compostelle ont un petit ruban rose et on peut leur parler librement. Ils sont tous très ouverts.  Je ne me gêne pas je pose des tas de questions.


Le tour de l’île s’engage sur un bonne côte, comme à St-Jean-Pierre-de-Port. On s’élance et la longue filée des marcheurs se met en branle. On fera ainsi les 13 premiers km. On cherche les toilettes, on regarde un peu les paysage, on jase et on marche !


L’heure du dîner est bienvenue. Une boisson chaude, une boite à lunch livrée par l’hôtel ou la boulangerie ça fait du bien. Je retire mes chaussures, j’ai un peu mal au talon, ça chauffe mais rien de plus. Je repars ensuite d’un bon pas. Je sais alors que je vais finir la distance sans problème car il me reste une bonne réserve d’énergie.


Pour la deuxième partie du trajet, 10 km, je marche un moment seul. Ça me convient, puis sans effort, j’accroche un fil de conversation et j’engage la discussion avec une dame de la Charlevoix, véritable globe-trotteur.


Tout à coup, je réalise que c’est presque fini, déjà… On reprend le traversier, on remonte la côte vers l’auberge ou on grimpe dans sa voiture. Au total j'ai fait 25 km sans trop de peine.  Les gens s’égrènent chacun de leur bord. Les reverrais-je ? Je comprends alors les liens qui peuvent se tisser sur la route de Santiago. Je m’inquiète un peu, serais-je la seule qui dormira une deuxième nuit à l’auberge ?


Au retour vers 16 h, je piquerai bien un petit somme, je prend plutôt une douche bien chaude, j’examine mes pieds, de ce côté tout va bien.


18 heures arrivent, je descends pour le souper.  Un couple s'informe si il y a encore des marcheurs, je suis là moi.  On engage une joyeuse conversation et on décide de souper ensemble.  Après souper on se donne rendez-vous pour un petit rallye GPS, la dame étant une adepte du géo-cache.


Vers 10 heures on se quitte, le monsieur prend une petite photo, j'espère bien la recevoir bientôt.
Ensuite, je repars faire une longue marche en attendant ma famille qui viendra me prendre vers 13 heures.


Ce fut une fin de semaine extraordinaire.  Ce qui m'a le plus touché est l'impression de faire partie d'une communauté.  Lorsque je suis avec les coureurs, les marathoniens ou autres.  Je suis une étrangère, je n'ai pas les mêmes préoccupations, aspirations, objectifs qu'eux.  Je ne suis pas vêtue ou chaussée comme eux.  En fin de semaine j'étais comme un enfant accueilli dans une grande famille chaleureuse.


Et les gens que j'ai rencontré resteront dans mes coups de coeur ♥ 
Merci Kathleen, Véronique, Jean-Charles, Nathalie, Hélène et les autres xxx

Outardes

La pointe de St-Joseph-de-la-Rive

Chenail de l'île aux Coudres
Publié par Éléonore à 22:50 8 commentaires:

samedi 16 avril 2011

Des ailes pour Compost'aile

Cette semaine, quelques problèmes de santé m'ont coupé les ailes et cloué lamentablement au sol, comme comme si, tout-à-coup, mon sac-à-dos de pèlerin était plein de gros cailloux lourds et encombrants.

 Malheureusement, je me suis prise à douter de moi, de mes forces, de ma santé.  Moi qui me plaît à répéter que j'ai une santé de fer et que j'attrape bien peu de ces fameux "maux qui courent", je vais peut-être devoir réviser ma position.  La fameuse prémémopause qui devait m'apporter des bouffées de chaleur me donne plutôt froid dans le dos: je suis menstruée depuis 3 mois presque sans relâche !  Pour une personne qui a tendance à faire de l'anémie ce n'est pas la joie.  De plus, j'ai fait deux infections urinaires en 6 mois et mon système intestinal semble se montrer de plus en plus irritable et imprévisible.

C'est pas que j'ai vraiment envie de faire l'étalage de mes petits bobos, mais ça m'amène quand même à me poser LA question: et si je tombais malade sur le camino (chemin) de Compostelle ?  Seule, en terre étrangère, ne parlant pas la langue...

Je déteste cette insidieuse infiltration du doute.  Sûrement que le fait de ne pas savoir ce qui arrive dans ces cas là aggrave mon malaise (quand même ça doit arriver chaque année que des pèlerins soient malades non ?)  J'imagine que plus je vais approfondir mes connaissances sur le pèlerinage et plus je vais être rassurée.  Enfin, j'espère.

Et puis, j'ai si peu d'expérience avec les aéroports, les douanes, les avions, les gares, etc.  Je l'avoue ça me fout la trouille.  Ce n'est pas de marcher 800 km moi qui me fait peur, ni les ampoules, ni les crampes, ni le silence, ni les couleuvres, ni la nourriture étrangère.  Chacun ces peurs finalement.  On combat tous ses propres démons.  Il me faudrait l'expérience de voyage de Femme Libre :)  Tient, une petite marche de 800 km de Arles à la frontière de l'Espagne ou bien de St-Jean-Pied-de-Port à Santiago lui tenterait peut-être ?

Heureusement, ma semaine a, par ailleurs, été hautement positive, mes photos sont suspendues à la boutique qui héberge mon exposition et le vernissage a lieu lundi.  L'exposition coïncide avec les 4 ans de la boutique, la fête va durer toute la journée et beaucoup de gens sont attendus.

Pour la première fois de ma vie, je me suis bâtie un vrai porte-folio en faisant imprimer plus de 40 photos 7 par 10 et en y ajoutant les anciennes.  Il est beau mon porte-folio.  J'ai bien vue que la propriétaire de la boutique était agréablement surprise.  Elle a même demandé l'autorisation pour utiliser une des mes photos.

Et puis quoi encore ?  plein de bonnes nouvelles :)  Je suis officiellement membre l'Association québécoise des pèlerins et amis du Chemin de Saint-Jacques.  J'étais toute émue en contemplant ma carte de membres :)  Je suis aussi inscrite au 10 km marche du demi marathon de Québec qui se déroulera bientôt.

J'ai également pris contact avec Sylvie Cimon Beaudet qui semble être une spécialiste du pèlerinage et qui a écrit 2 livres sur ses expériences sur le camino.  Une dame énergique et sympathique qui offre gratuitement son petit livre "Un chemin ...qui mène à Compostelle".   Ça se lit tout seul en 1 heure.

Et aujourd'hui, j'ai commencé à lire le livre d'André Raymond, une nouvelle parution, qui porte le tire de "Compostelle, le chemin de la sérénité".  Avec son vocabulaire fleurit, mais parfois un peu lourd, l'auteur a le mérite de nous faire sourire tout en nous parlant des joies ET des difficultés de la route.

Je ne sais pas pour vous, mais moi les préparatifs de voyage ça me donne des ailes.  Même si ce voyage n'a lieu que dans un an, ou même deux, de le faire vivre dans ma tête, dans mes yeux, dans mes doigts en tournant les pages d'un livre, ça me rend heureuse, c'est comme des fiançailles ♥

Vous ai-je dit que j'ai un ami qui présentement, à l'heure même ou j'écris ces lignes, lasse ses bottines, enfile sa veste et son sac-à-dos et commence une autre journée de marche sur le camino quelque part en Espagne et que chaque jour il arrête dans un café internet et nous met des photos de sa journée (photo prises avec la caméra qu'il a acheté sur mes conseils lol) ?  Je bénis internet plus que jamais dans ces moments là :)

Ha ça me donne des ailes tout ça :)))  Et pour rester sur le thème des ailes une petite photo, que je trouve magique.  Elle a été prise samedi à Québec, alors que j'avais justement des ailes à mes chaussures.

Les ailes d'un ange
Publié par Éléonore à 01:02 7 commentaires:
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Il est parfois plus difficile de vivre l'après un rêve que de la désirer.
Je continue de marcher, j'imagine que je dois être en bonne forme.





























































































































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